Bollywood lance un service de retraite exclusif pour acteurs ayant tourné dans au moins 400 films — avec danse finale au ralenti en prime
Mumbai — Après des décennies à tourner des scènes d’action irréalistes, à danser sous la pluie par 45°C et à survivre à des explosions grâce à la force de l’amour, les superstars de Bollywood pourront enfin prendre une pause bien méritée.
Le Syndicat des Acteurs Prolifiques de l’Industrie Cinématographique Indienne (SAPICI) a annoncé ce mardi le lancement d’un programme de retraite officiel et exclusif, destiné uniquement aux comédiens ayant figuré dans au moins 400 films certifiés par le Bureau National de l’Accumulation Dramatique (BNAD).
Une retraite avec panache, sequins et ralenti
Selon le communiqué du SAPICI, cette initiative vise à “offrir une sortie digne et chorégraphiée aux artistes qui ont servi la Nation par le biais de clips musicaux improbables et de répliques surjouées pendant plus de 40 ans.”
Chaque retraite sera célébrée par une “Danse Finale en Slow Motion”, exécutée dans un temple, un champ de moutarde ou sur le toit d’un train en marche, selon la préférence de l’acteur. « C’est une manière symbolique de ralentir après une vie passée à gesticuler frénétiquement devant une caméra », a déclaré Rajesh Karamchandri, Président du SAPICI (et ancien expert en regards intenses face à l’horizon).
Les pas de danse de la cérémonie seront supervisés par le légendaire chorégraphe Chipu Goyal, qui a affirmé : “Même à 82 ans, un acteur bollywoodien doit savoir effectuer un pas de côté en pivotant sur une larme unique.”
Un protocole strict
Le programme repose sur un système de points : un film romantique vaut 1 point, une apparition dans une scène de mariage 0,4 point, tandis qu’un rôle dans lequel l’acteur joue son propre jumeau diabolique vaut double.
À partir de 400 points, l’acteur peut demander sa RDP officielle — Retraite à Danse Programmée.
Les bénéficiaires recevront également :
– Une pension mensuelle partiellement versée en louanges sur Twitter,
– Un congé à vie de scènes de combat contre des mafias russes,
– Un caméo symbolique dans une superproduction tous les deux ans, sous forme d’hologramme chantant.
Des réactions enthousiastes
La nouvelle a provoqué une vague d’émotion (et un unique solo de guitare en arrière-plan) dans toute l’industrie.
L’acteur vétéran Amrit Singh, 73 ans, qui cumule 417 films, déclare : “Je suis prêt. J’ai dansé dans des typhons, j’ai pleuré sous la pluie, j’ai été ressuscité par amour pas moins de 12 fois… Il est temps de m’asseoir, mais en rythme.”
Quant à la starlette Meena Thakur, elle s’est dite “jalouse mais motivée”, avec 287 films : “J’ai déjà tourné quatre films cette semaine. Il me reste plus que 109 et je pourrai enfin danser ma retraite en sari doré devant un feu d’artifice en CGI.”
Un précédent historique
Le premier bénéficiaire du programme sera Dev Ananda-Prakash, acteur mythique de 94 ans, qui n’a jamais refusé un script. Il jouera sa propre cérémonie de retraite dans un film intitulé « Kal, Aaj aur Pension » (“Hier, Aujourd’hui et Pension”), où il interprétera 7 générations de lui-même.
La bande-annonce, déjà virale, montre Dev dans une chorégraphie culminant sur un pas de moonwalk inversé au ralenti, tandis que des pétales tombent lentement et que le playback proclame : “Je suis trop ancien pour ces mélodrames.”
Des critiques ? Oui, mais dansées
Certains analystes dénoncent un “manque d’inclusivité” du programme : seules les superstars sont concernées. “Et ceux qui ont joué 398 films ? Ils n’ont pas droit à un demi-ralenti au moins ?” s’interroge le critique culturel Babu Raina. Il propose une réforme : accorder un clignement d’œil final en slow motion dès 350 rôles.
En attendant, l’industrie se prépare. Les studios réservent déjà des grues de tournage spéciales pour filmer en 60 FPS inversés, et le gouvernement envisage d’institutionnaliser la danse finale comme condition préalable à la médaille artistique nationale.
La retraite aurait rarement été aussi flamboyante. À Bollywood, même quand on dit “action”, on pense déjà à “cut… et chorégraphie”.





